Maroko, zemljo obećana

Un pot à moi, je peux pas vous dire son nom, a embarqué par relation sur le bateau comme garçon de cabine. Dieu lui a pas accordé la beauté physique, mais tout de même il est juste, on va réaliser ça dans la strophe suivante. En pleine mer, quelque jours après, l’équipage a pigé que le garçon en question avait pas encore cassé la cruche, alors ils ont décidé de lui payer une bonne pute marocaine dans le port suivant du Maroc. Maroc, Maroc! Maroc, Maroc! Quand ils lui ont ramené la nana, le matelot arrivait à peine à respirer, dans ce petit lit de la cabine il s’est débrouillé étonnamment vite, sa baise faisait trembler tout le bateau, plus que le mistral fort qui soufflait cet après-midi-là. Les matelots se sont pressés devant le trou de la serrure pour voir comment la pute verse des larmes de joie. Mais on devait quitter le Maroc, telle est la vie des matelots, triste était le garçon de cabine, son cœur flottait sur les vagues comme un poisson volant solitaire. Les matelots se sont mis à le chambrer, le port suivant était Kardeljevo, et ils ont convenu de lui dire qu’on retournait au Maroc. Ils sont entrés dans le port de Kardeljevo, en attendant avec une douce impatience, le matelot pouvait pas arrêter sa main droite. Quand ils ont atteint la côte, le matelot s’est dit: «C’est Maroc!», puis s’est penché pour baiser le sol en disant: «Maroc, Maroc, Maroc! Maroc, pays promis!» Maroc, Maroc, Maroc! Mais c’était – Kardeljevo.

Ivana Dragićević